Fiches individuelles


MORAX Isabelle
ophtalmologiste

Naissance : 1957

Père : MORAX Serge ( < 1945 - ? )

MORAX Isabelle
MORAX Serge
MORAX Pierre Victor
NAHOUM Marcelle
 
 
 




MORAX Pierre Victor
ophtalmologist, interne des hopitaux de Paris - Dr.

Naissance : 2 novembre 1908 à Paris
Religion :
Décès : 26 mars 2000
Inhumation : avril 2000 à Cimetière de Hautot

Union 1 : NAHOUM Marcelle ( ~ 1905 - 1947 )
Mariage : 2 décembre 1935 à Paris ( Source )
Enfants : MORAX Didier ( < 1945 - ? )
MORAX Gerard ( < 1945 - ? )
MORAX Serge ( < 1945 - ? )
Union 2 : LEVITAN Jacqueline ( ? - < 1999 )
Note individuelle : son of famous Swiss French ophtalmologist Victor Morax
www.whonamedit.com/doctor.cfm/1617
   

Pierre Victor Morax

Pierre Victor Morax nous a quittés, il y a quelques semaines à la suite d'une affection chronique qui écourta une vieillesse pourtant longtemps préservée et dont on pensait qu'elle pourrait le garder parmi nous quelques années encore. Nous avions eu le bonheur, tout récemment, de partager avec lui, ses enfants, et quelques amis l'instant d'un chaleureux dîner où il nous avait accueillis avec affection et dispensé l'humour qu'il maniait si bien. Certes, ça et là, pointait dans sa conversation la marque d'une lassitude que ses quatre-vingt-dix ans et la maladie justifiaient amplement mais il savait rapidement reprendre par un juste propos, un mot charmant ou drôle, le cours d'un échange qu'il voulait ordinaire et serein. C'était dans sa manière d'être ainsi toujours respectueux des autres et de garder l'apparence d'une égalité d'humeur et de forme qui conférait à sa naturelle courtoisie tant de charme. Elle accompagnait aussi bien les actes ordinaires de sa vie, les relations privilégiées qu'il avait avec ses malades que ses fonctions de chef service, de patron attentif à ses collaborateurs, médecins, infirmières. Elle rendait simple l'intégration du nouvel interne dans l'équipe qu'il dirigeait et à laquelle il conférait une unité, un ordre dans lesquels il était aisé de prendre sa place.

À l'époque où je fis sa connaissance, Pierre Morax était l'un des plus talentueux représentants des Ophtalmologistes des Hôpitaux de Paris, digne successeur de son père, Victor Morax, qui avait su allier la clinique médicale à la recherche fondamentale et, grand Pastorien, occuper une place éminente dans l'ophtalmologie française. Son fils appartenait à l'École qu'il avait fondée, dite de Lariboisière, hôpital où son père avait exercé et qui rivalisait alors avec celle des professeurs de l'Hôtel-Dieu. Dualité de ce temps, source d'une stimulante compétition et dont on retrouve à chaque époque une vivante démonstration. Celle-ci d'ailleurs se traduisait non seulement par des alliances mais aussi par des publications scientifiques distinctes telles que les Annales d'Oculistique que dirigeait alors Pierre Morax et les Archives d'Ophtalmologie que dirigeait le Professeur Guy Offret. Rivalité aimable toutefois, entretenue par deux personnalités qui seraient non seulement mes patrons mais aussi ceux de la plupart des internes de cette époque et qui n'hésitèrent pas à s'unir autant de fois qu'il leur était possible dans la perspective de redonner à la communauté des ophtalmologistes de Paris un lustre que masquaient parfois d'apparentes rivalités. Ne réalisèrent-ils pas la fusion de leurs deux revues sous le nom de

Journal Français d'Ophtalmologie

? Ce qui n'était pas si facile eu égard aux intérêts divergents qu'il fallait gommer. Première étape d'un mouvement unitaire que les qualités de ces deux grands patrons avaient su rendre possible à une époque où s'affirmait déjà la prédominance de la littérature en langue anglaise. Mais le souvenir que l'on garde de Pierre Morax ne se limite pas à ce sens politique conciliateur, elle concerne aussi sa pratique de l'ophtalmologie. J'imagine que tous ses élèves partageront l'image que je garde de lui, alors que j'étais son interne à Saint-Antoine. Pierre Morax n'était jamais pressé quand il examinait un malade. Il prenait son temps, s'appliquait à interroger, améliorait constamment une réfraction que nous croyions sans reproche et décomposait son examen de telle sorte que rien ne pût lui échapper. Il vantait toujours ce désir de faire de l'examen médical un acte quasi notarial, préalable incontournable à toute hypothèse diagnostique. Extraordinaire préparation au concours des hôpitaux dans lequel les épreuves d'examen des malades étaient dominantes et qui fixaient à jamais en nos habitudes ces règles de rigueur dont on use encore avec bonheur. Cette application sereine à résoudre les problèmes diagnostiques se transposait en salle d'opération dans l'exercice de la chirurgie. Pierre Morax était un grand chirurgien, à une époque où naissaient à peine la microchirurgie et l'ophtalmologie moderne. Le calme avec lequel il exécutait chacun des gestes qu'il décomposait, la lecture si visible de ce qu'il accomplissait était pour celui qui l'aidait un enseignement inestimable. Il alliait à la justesse de ses actes une qualité esthétique qui m'est toujours apparue comme une preuve, indirecte certes, mais évidente, d'excellence. Quitter un champ opératoire impeccable était son ordinaire. Toutes ces qualités lui valurent une grande réputation non seulement en France mais à l'étranger où il fut souvent convié auprès des plus grands. Une grande partie de sa carrière se déroula à l'hôpital Saint-Antoine. Il vécut alors la transformation de son service, agrandi et modernisé dans l'aile neuve de cet hôpital sous sa vigilante attention. C'est là qu'il termina sa carrière hospitalière à près de soixante-dix ans sans toutefois abandonner l'Ophtalmologie qu'il exerça pendant encore quelques années en son cabinet privé. Il eut la joie de suivre l'évolution heureuse des études médicales de son fils Serge qui, quoique Morax par son grand-père et son père sut se faire un prénom en développant un secteur particulier de l'Ophtalmologie, celui des affections oculo-orbitaires, auquel il a su donner ses définitions et ses spécificités. Il est incontestablement l'un des pionniers en la matière, et bénéficie d'une grande notoriété en son service de la Fondation Adolphe de Rothschild. Lorsque vint l'heure d'une vraie retraite Pierre Morax n'abandonna pas son goût pour l'Ophtalmologie. Ses compétences, l'estime et la confiance que lui vouaient ses amis le portèrent à la présidence de la Banque Française des Yeux. C'était un honneur certes mais surtout un pesant fardeau. La Banque Française des Yeux sortait d'une bien pénible affaire, celle de la transmission de la rage à deux patients, par des greffons qu'elle avait collectés, et de la condamnation qui l'avait ruinée. Au sens propre. J'étais alors son adjoint. Je puis témoigner des efforts qu'il entreprit pour redresser cet établissement, auprès des ministères compétents, de ses confrères, de ses amis. Après seulement quelques années, la Banque avait retrouvé ses raisons d'espérer d'autant qu'un heureux héritage, encouragé par l'image que Pierre Morax avait pu lui redonner, lui permit d'engager sa restructuration. Tous les développements de la Banque des Yeux actuelle furent engagés sous sa présidence : promotion des dons, création d'un laboratoire de conservation des cornées, conventions multiples avec les hôpitaux, initiatives qui s'inscrivirent sans difficultés dans les projets de L'Établissement des Greffes nouvellement créé. Il sut aussi s'entourer de gestionnaires professionnels qui permirent à la Banque des Yeux de soutenir ses missions. La promotion de Pierre de Morax par ses successeurs au rang de Président d'honneur de la BFY ne fût, comparativement à l'oeuvre qu'il y accomplit, qu'un bien modeste hommage.

Avec le temps, Pierre Morax avait distendu ses relations avec l'Ophtalmologie mais pas avec ses amis. L'affection qu'il leur portait les rendirent très sensibles aux épreuves qu'il rencontra alors qu'il s'installait dans la retraite. Jacqueline, son épouse lui était ravie en quelques mois et lui-même n'était pas épargné. Tous furent sensibles à son courage, à sa dignité dans l'adversité et à l'apparente sérénité qu'il affichait quand il les rencontrait. Tous ont voulu l'accompagner au charmant petit cimetière de Hautot, parmi les siens, tout près de la belle maison de Pourville qu'il aimait tant. Sous la pluie fine de ce samedi d'avril, et sous les parapluies qui les abritaient, il aurait pu y reconnaître tous ceux qu'il avait aimés, au premier rang desquels ses chers enfants, Gérard, Didier, Patrick, Serge et Caroline qui surent accompagner avec ferveur ses derniers jours. Tous étaient profondément tristes mais chacun gardait de Pierre Morax la trace d'un bonheur qu'en un lieu ou un autre il leur avait un jour offert.





MORAX Serge
Docteur, Ophtalmologue a la Fondation Ophtalmologique Adolphe De Rothschild - Dr.

Naissance : avant 1945 à Paris
Religion :

Père : MORAX Pierre Victor ( 1908 - 2000 )
Mère : NAHOUM Marcelle ( ~ 1905 - 1947 )

Autre enfant : MORAX Isabelle ( 1957 - ? )
Note individuelle : drsmorax@hotmail.com.

MORAX Serge
MORAX Pierre Victor
 
 
NAHOUM Marcelle
NAHOUM Haim
DANON Sultana (Sultanne)




MORDO Candice
Naissance : 1973 à Paris

Père : MORDO Jean Henri ( 1945 - ? )
Mère : SETTON Nicole ( 1944 - ? )

MORDO Candice
MORDO Jean Henri
 
 
SETTON Nicole
SETTON Abramino Andre
NAGGIAR Eliane




MORDO Jean Henri dit John
Naissance : 2 février 1945 à Cairo

Union : SETTON Nicole ( 1944 - ? )
Mariage : 1967 à Paris
Divorce : 1983
Enfants : MORDO Candice ( 1973 - ? )
MORDO Nathaniel ( 1975 - ? )


                     


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