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Note individuelle
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A fait ses études secondaires au Lycée Janson de Sailly à Paris Lorsque la guerre a éclaté, ses parents lui ont demandé de rentrer en Egypte, ce qu'il a fait pour s'engager dans la marine Britanique ou il s'est occupé de travaux portuaires et d'installations de protection et de débarquement de troupes. Après la guerre, il achète un avion bi-place en tandem de marque Zlin (Tchècoslovaque), se marie en 1946 et part en voyage de noces sur cet avion, survolant la Lybie, la Tunisie, la Corse et arrivanten France à Nice. Il ont un accident au décollage de Vichy dû à une essence frelatée. A Paris, il décide de continuer ses études et obtient son diplôme d'ingénieur de l'Ecole Centrale en 1948, Il travaille près de Paris aux Mureaux, puis de nouveau, sous la pression des parents et beaux parents, retourne en Egypte, le pays dit de Cocagne ! A Alexandrie, il travaille comme ingénieur dans différentes industries mécaniques, verrerie, en devient directeur puis administrateur. Après la vague de nationalisations où il perd ses postes, il décide de fonder la Red Sea Mining Company pour exploiter une mine très ancienne de péridots à l'Ile Saint Jean que son oncle Max Ismalun avait exploité. Bien que d'une durée moyenne de 3 à 4 mois, les premières campagnes minières sont peu rentables, mais avec sa tenacité il réussit à trouver les bons filons et à extraire des pierres. Il développe aussi la commercialisation et l'exportation de pierre brutes et taillées dans le monde entier et en particulier vers l'Allemagne à Idar Oberstein. Dès que l'entreprise durement développée commence à devenir rentable le gouvernement lui retire la concession minière puis quelque temps plus tard, fait l'objet d'une absorbtion par une entreprise minière gouvernementale la société "Nasr Lel Phosfat". Trois hommes armés pénètrent dans les bureaux et y gardent Jean séquestré pendant deux jours, sans lui permettre de téléphoner, jusqu'a obtenir toutes les informations techniques et commerciales ainsi que les stocks de péridots (presque tous...). La totalité de l'entreprise est ainsi confisquée sans la moindre compensation. Jean ne se décourage toujours pas. Il expédie progressivement quelques péridots à l'étranger ainsi que des turquoises achetées à des bédoins du Sinaï et se lance dans la fabrication et la commercialisation de colliers pharaoniques àpartir de véritables "mummy beads" et de modèles copiés à partir de colliers du Musée du Caire. Il lutte aussi pour conserver ce qui reste du patrimoine familial et éviter la séquestration de la maison familiale à Bulkeley, à Alexandrie. Il tombe gravement malade et n'obtient que très tardivement l'autorisation de départ en France pour soins médicaux. Il se fait opérer au Centre René Huguenin à Saint Cloud de l'ablation partielle de la glande parotide puis subit le calvaire de rayons et de chimio-thérapie. Il continue à lutter avec un courage étonnant puis sentant sa mort proche il décide de retourner en Egypte, pays qu'il aimait tant où il s'éteint à l'âge de 57 ans
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